Au service des usagers
Hier je suis alle renouveler mon permis de conduire, expire au bout de trois ans (deja). Repondant a la convocation qui me demandait d'etre la entre 8h30 et 9h30, je me presente, un peu en avance, au centre des permis de conduire de Fukuoka, apres avoir gare ma voiture au parking (gratuit) y attenant.
Premiere surprise: il n'est pas encore l'heure, mais c'est ouvert. Deuxieme surprise, une charmante hotesse me dirige aimablement vers un guichet ou mon ancien permis est scanne sur un formulaire vierge, m'evitant ainsi de resaisir toutes les informations. Ayant tout de meme ecrit mon nom et mon numero de telephone, et repondu a 6 questions sur mon etat de sante, je vais ensuite payer les frais de renouvellement (pas donnes...), et je me dirige vers le guichet numero 3.
Le guichet numero 3 ressemble a un sas de securite d'aeroport. Cinq portes, cinq files d'attente, pour un controle de la vue. 5 minutes queue comprise. Puis le guichet numero 4, ou un fonctionnaire saisit les informations de mon nouveau permis, dont il imprime une image que je suis charge de controler durant ma translation vers le guichet numero 5. Detail ahurissant, durant l'impression, il prend les papiers du client suivant pour commencer a les saisir, par souci d'EFFICACITE ! Expedie en 4 minutes chrono.
Le guichet numero 5, c'est la photo numerique: ma bobine est fixee sur une image numerisee de mon nouveau permis. 4 minutes, toujours queue comprise, durant laquelle on en a profite pour annuler mon ancien permis.
Quinze minutes, je suis en possession d'un jeton beige que je crois etre le sesame qui me donnera droit a mon precieux document. Et la, c'est la douche... Un pepe (fort aimable au demeurant, qui parle trois mots d'anglais, et me montre tout fier l'autographe en arabe d'un egyptien recu la veille) est charge par la Loi de nous faire un topo de deux heures (pas 1h50 ou 2h10, non, 2 heures) sur la securite routiere. Assis a un pupitre d'ecolier au milieu d'une troupe d'ados, je me retrouve a ecouter (en japonais), une litanie de statistiques, de tragedies routieres et de reglements sur le permis a points. Le cauchemar. On appelle ca "kokoro no unten", la conduite du coeur.
Heureusement qu'il ne m'a fallu que quelques secondes une fois echappe de cet enfer pour prendre possession de mon nouveau permis de conduire "Categorie Bleue".
"sarkoko no radar", c'est ici aussi la conduite du coeur, juste à côté du portefeuille.
Question : sur la photo c'est qui ?
Rédigé par: Buchon | 08 juillet 2005 at 00:23