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23 août 2005

Kobo Daishi était avec nous...

Nous revenons de deux jours et demi de "pélerinage" au Mont Koya, cuvette d'une dizaine de kilomètres carrés au milieu de huit montagnes (les huit pétales du lotus), offerte au IXème siècle par l'Empereur Saga à Kûkai, connu par les bouddhistes sous le nom de Kôbô Daishi (vous m'épargnerez les accents circonflexes dans ce qui suit, ils ne servent qu'à souligner que les "o" sont longs, maintenant vous le savez...), et fondateur de la secte bouddhiste Shingon,  qui est le principal représentant du bouddhisme tantrique (ou "ésotérique") en Asie. Avec 4000 temples et près de 14 millions de pratiquants, la secte shingon est l'un des premiers mouvements religieux du Japon. Le pélerinage des 88 temples du Shikoku, dont le point d'arrivée est le mausolée de Kobo Daishi a Koya-san, est extrêmement populaire (et il rapporte beaucoup d'argent aux agences de voyage), et transcende les clivages entre les sectes bouddhistes.

Au-delà de sa dimension religieuse, le Mont Koya est aussi un haut lieu de l'histoire Japonaise. Kûkai, en rentrant de Chine en 806 riche de l'enseignement du plus grand maître tantrique de l'époque, a aussi rapporté de grandes innovations, comme la culture du thé, les syllabaires encore utilisés aujourd'hui pour écrire le japonais en complément des idéogrammes chinois. Son approche du bouddhisme, selon laquelle tout ce qui est beau exprime la parole du Bouddha, a aussi profondément marqué la culture esthétique japonaise dont il est un pere spirituel.

Un détail, Kûkai n'est pas mort. Il s'est retiré en 835 pour méditer dans une grotte en attendant le retour du Bouddha prévu dans 5,650,000,000 ans. Cette grotte est située sous le mausolée de Oku-no-In, au bout de l'immense cimetière qui est un véritable Who's Who de l'histoire japonaise ancienne et moderne. On y trouve les tombes ou les stèles de grans féodaux emblématiques, de généraux, de chefs d'enteprises, de poêtes, etc... et beaucoup d'inconnus aussi, heureux de pouvoir se trouver aux cotés de Kobo Daishi le jour où il reviendra parmi nous pour accueillir Bouddha. Il y a même un monument pour le repos de l'âme des termites tués par les membres de l'Association des Artisans Exterminateurs de Termites...

Bref, Eugenia était dubitative en partant de la maison, mais captivée par les explications de notre excellente guide  Kaori Kodama (kodama@silver.ocn.ne.jp, tel: 090-1488-5184, website http://blog.livedoor.jp/kaorikodama0220/)

Le grand bonheur du week-end est aussi de dormir dans un monastère. Rien de bien monastique pourtant, car la chambre est confortable, le bain collectif agréable, le repas (végétarien) délicieux. Petit hic cependant... il faut se lever à 6 heures pour assister au service  religieux, diner à 17h30, et être de retour dans sa chambre après la promenade avant 21h. On imagine bien pourquoi Koya-san ne répertorie aucune boite de nuit...

Le Mont Koya est donc recommandé pour tout voyageur qui a un peu de temps à consacrer à la région d'Osaka. Il faut compter deux heures pour l'atteindre depuis l'aéroport de Kansai, et une heure trente depuis le centre d'Osaka. Pour Fukuoka , c'est plus long, surtout au retour si comme moi on se trompe d'aéroport de départ...!

Quelques liens:
http://www.artsci.wustl.edu/~copeland/mountkoya.html
http://wikitravel.org/en/Mount_Koya
http://www.shukubo.jp/eng/

http://www.kagawa-jc.ac.jp/~steve_mc/french_shikoku/pilgrimage.html

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Voici les sites qui parlent de Kobo Daishi était avec nous...:

Commentaires

pas une boite de nuit!!!!!!!!
mais comment survivre a un week end de pelerinage alors?
;-)

r.

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