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20 juin 2006

Is sont vraiment..., ils sont vraiment...

Dans la série, "le Japon est formidable", hier soir, dans la boîte à lettres, un petit paquet emballé chez Iwataya, l'un des principaux grands magasins chics de Fukuoka.

C'était la société Takenaka Komuten qui nous offrait deux jolis mouchoirs et une lettre d'excuses anticipées pour les désagréments occasionnés par la construction près de chez nous d'un immeuble résidentiel dans les 10 mois à venir.

Français, Roumains, pour la qualité du service, à vous de jouer !

18 juin 2006

Les délices de Karatsu

Jin et Kyoko nous ont emmenés, pour notre dernière sortie avec eux avant notre départ, chez Amegen, un restaurant au bord de l'eau près de Karatsu, à une quarantaine de kilomètres de Fukuoka (Karatsu avait d'ailleurs été notre première destination-découverte lors de notre arrivée ici il y a cinq ans). Amegen, c'est une belle maison traditionnelle, dont les salons particuliers surplombent la rivière, dont on peut apprécier la fraîcheur en dégustant ses petites truites ayu, ses carpes en sashimi, ses anguilles et le merveilleux corail de ses crabes d'eau douce. Remarquable endroit, donc... voyez les photos.

Cette impression fut confirmée par la découverte, sur les bords de la rivière, d'une multitude de trèfles à quatre, et même cinq feuilles.

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12 juin 2006

Les adieux à Kyoto

Pour l'anniversaire de Philippe, baroud d'honneur de deux jours à Kyoto. Cette fois-ci, pas de programme touristique, mais seulement un diner avec un Californien et son épouse japonaise (un type assez farfelu, patron d'une boite d'informatique, talento étranger de renom dans les talk show de société, écolo, anti-fsciste et donc définitivement émigré des Etats-Unis au Japon il y a 30 ans, ...), le spectacle de Kodo déjà mentionné, et un dernier dîner avec Haruko et Nana Kumagai, chez qui Philippe avait fait en 1989 ses premiers pas au Japon, et qui, une fois de plus, nous ont gâtés avec de jolis cadeaux.

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Nous avons dormi dans une machiya, petite maison traditionnelle, vraiment agréable avec ses quatre pièces traditionnelles, son petit jardin, ses portes et fenêtres coulissantes et sa baignoire baquet en pin hinoki (la touche non traditionnelle, car ces machiya n'avaient en principe pas leur propre bain: on allait au sento, le bain public). Elle craquait de partout au moindre mouvement, et de l'intérieur  on profitait amplement de tous les bruits et chuchottements de la rue (j'imagine d'ailleurs que nos combats homériques contre nos deux tigresses ont dû retentir dans le quartier...). Cet endroit appartient à une fabrique de soieries du quartier de Nishijin, dans les rues duquel nous avons tranquillement flâné dimanche le nez au vent. C'est toujours agréable de venir dans cette ville juste pour en sentir l'ambiance et l'identité, sans en subir l'attraction touristico-culturelle.

Rendez-vous la-bas un jour avec les amis qui seront volontaires pour occuper cette bicoque une dizaine de jours et profiter en detail de Kyoto.

Amaterasu



Nos vieux amis de Kodo et leur copain Tamasaburo Bando jouent a Kyoto et a Tokyo un nouveau spectacle retracant la legende de la deesse Amaterasu. Nous y sommes alles pour feter mon anniversaire samedi (mais oui, il est encore temps..!), et dire au revoir a Haruko et Nana. La musique de Kodo est toujours formidable d'energie et de virtuosite,le cadre du Minami-za, le vieux theatre de kabuki de Kyoto, a quelque chose de magique, mais franchement, Tamasaburo ne se foule pas. Cette Amaterasu, que j'imaginais rayonnante et sauvage, a l'air d'une lady britannique un peu pincée cherchant son teapot au milieu d'une bande d'adolescents des faubourgs de Birmingham, qu'elle couve d'un regard faussement indulgent. Son frère Susano-O n'a pas droit au talent d'un acteur de kabuki, et doit se contenter de l'un des musiciens de Kodo (l'un des meilleurs, certes). Si la parure de Amaterasu ressemble a une phénoménale robe de chambre Empire (elle évoque un peu la robe de couronnement de Napoléon immotalisée par le tableau de David), le costume de Susano-O, en satin bleu rehaussé de gragons dorés, fait franchement cheap. Le spectacle est plutôt rapiécé, et aurait mérité plus de travail pour être à la hauteur de ce qu'annonce le descriptif proposé par Kodo: "Tackling the issues of 'Japan place in the world' and 'past vs. present' from completely different perspectives, two leading voices in Japanese performing arts have joined forces to offer a completely new contemporary expression".

Pas de souci...

En me levant, je decouvre qu'il y encore eu un seisme a Oita, assez violent semble-t-il. Personne ici n'a rien senti. Oita est a environ deux cents kilometres d'ici, et les petits points vert fonce qui marquent le plus fort de la secousse ne sont que bleu pale a Fukuoka, ce qui ne suffit pas a nous reveiller apres un week-end bien rempli a Kyoto (dont je parlerai dans une prochaine note).