Un puzzle plein de copains
Courtesy Famille Poujol !
Courtesy Famille Poujol !
En ce moment, si on ne nous trouve pas à la maison, c'est probablement que nous sommes en Dobrogea, et plus précisémement à... Enisala! Le 16 et le 17 mai, nous y avons trouvé une météo exceptionnelle, un soleil qui nous a donné de belles couleurs, et... pleins d'amis, que nous y avions amenés, car on n'est jamais mieux servi que par soi-même... 15 enfants, 12 adultes, 2 chiens, 5 voitures, 12 boules de pétanque.
Farniente, escapade sur la colline d'Heraclea ou dans une prairie de pivoines sauvages, bonne bouffe, tour en bateau, petite partie de boules après le déjeuner (pour la plupart d'entre nous, c'était une première en au moins dix ans !), petite palinca de l'apéro, feu de camp aux accents d'un chœur russe... Pour les enfants, chasse aux grenouilles, chat-perché, tour en charette, découverte des oiseaux migrateurs et jeu du loup-garou (sais pôs c'que c'est...). Et pour les chiens, ... chasse au cabri !
Voici les photos de ces grands moments.
Eugenia commence à se moquer de moi, mais cet endroit est une super destination pour un week-end entre copains, surtout s'il fait beau. Ce n'est pas le delta, donc pas idéal pour les amateurs de pêche sportive ou de grandes virées en barque, mais l'atmosphère y est (paysages de collines rocailleuses et de marais, fermes désaffectées, maisons de pêcheurs délabrées, vieilles russes..., le tout très photogénique et se prêtant volontiers au noir et blanc - Voir "Enisala" dans la galerie photo).
C'est aussi un écrin naturel, parfait pour les ornithologues et botanistes en herbe que nous sommes (voir "Faune et Flore de Dobrogea").
Amitiés et merci de leur participation à Bruno, Caroline, Thierry, Véronique, François, Juliette, Ileana, Cornel, Armelle Jean-Pierre, bisous à Mathieu, Sébastien, Juliette Jr, Guillaume, Camille, Laure, Nicolas, Elodie, Marie, Emmanuelle, Ana, Sofia et Ines, et une caresse à Leika et Balthazar !!
PS: avec leur permission, voici également le lien vers les photos de Thierry et de Juliette.
Voila maintenant un moment que le printemps a commencé à Bucarest. Il nous a amené un père et un grand-père, qui a délaissé ses voitures de Mobilib' pendant dix jours pour nous rendre visite.
Vous constaterez également que c'est le printemps en admirant notre jardin, ses belles glycines et son tamaris.
Zoé, Amélie et Eugenia sont en vacances depuis le 25 avril et jusqu'au 11 mai. Nous en avons profité pour faire une escapade à Enisala, en Dobrogea, où nous retournerons d'ailleurs mi-mai, et dont vous pouvez voir les photos sur notre galerie, en attendant les suivantes. Tres belle région, décidément, la Dobrogea. Vastes paysages, grands espaces ouverts, et une atmosphère étonnante, entre bergers et pêcheurs, et un incroyable melting pot de "nationalités", comme disaient les soviétiques: russes, tcherkesses, ukrainiens, lipovènes, tatars, turcs, grecs, italiens, roumains, vivant en bonne intelligence, mais tout de même chacun chez soi, ce qui donne à chaque village son caractère bien particulier (à défaut d'une spécificité architecturale, qui ne saute pas au yeux, sauf pour les mosquées).
Depuis le dernier post laissé sur ce pauvre blog abandonné, nous sommes aussi allés à Vienne, pour un week-end très ensoleillé, ou votre serviteur a eu la fantaisie de courir le marathon local en 4h16min30s, une performance dont il n'est pas peu fier, cela va sans dire. Même Zoé et Amélie ont couru leur petit marathon à elles, sur 1km, ce qui leur a valu une médaille et la ferme intention de courir les 4,5km de la course populaire du Marathon de Bucarest le 18 octobre prochain. Photos ici.
Tiens, et si quelqu'un est en mesure de me dire ce que c'est que ce truc qui "orne" le Augarten à Vienne... Pour ma part j'y vois le vestige de je ne sais quel système de défense de la ville à l'époque nazie, mais je me trompe sans doute...
Grand succes pour Esther du 11 au 14 mars. Même si je savais que les choses étaient faites avec le plus grand sérieux, je n'imaginais pas un tel professionalisme. Quelques un des acteurs font vraiment brûler les planches, en particulier la jeune Ioana Popovici, dans le rôle-titre, qui nous a purement et simplement cloués à nos sièges. Je ne sais pas si on a encore besoin de tragédiennes en ce siècle, mais là, on en tient une.
Zoé et Amélie ont à cette occasion assisté à leur première tragédie de Racine et... elles ont aimé.
Bravo et merci à toute l'équipe ! On espère vous voir à l'affiche du Festival de Théâtre Francophone d'Arad en novembre, et à celle du festival d'Ambronay.
A partir de demain, le Lycée Français de Bucarest, avec le concours de l'Institut Français et de divers sponsors (dont un leader mondial du secteur des matériaux de construction), propose quatre représentations d'Esther, de Jean Racine, dans sa version d'époque mise en musique par Jean-Baptiste Moreau. C'est le Chœur des Enfants de la Radio Roumaine qui accompagnera les élèves de terminale du Lycée, remarquablement dirigés (j'ai vu des répétitions) par Sophie Boulin, et par leur professeur Dominique Depaule.
Esther, c'est d'abord un texte remarquable, qui rappelle l'un des nombreux moments de persécution collective gratuite dont les Juifs furent l'objet (il n'est pas inutile de lire, avant d'aborder la pièce, le livre d'Esther dans la bible ou d'en consulter l'histoire), en l'occurrence la menace de leur massacre par les Perses du Roi Assuerus manipulé par son vil conseiller Haman. Les Juifs sont sauvés par l'honneur de Mardochée et par l'intercession de la belle Esther, épouse d'Assuerus qui decouvre à cette occasion ses origines juives.
Et dans notre cas, c'est un très beau projet de coopération franco-roumaine, puisque les chœurs, les acteurs et les musiciens, français et roumains à parts pratiquement égales, travaillent depuis des mois à ce spectacle pas franchement facile, mais dont je suis convaincu qu'il sera réussi.
J'avoue avoir contribué à convaincre mon cher employeur de soutenir ce projet qui a bien failli capoter à l'automne dernier pour de basses raisons financières. Il aurait été tellement dommage qu'un tel projet ne voie pas le jour après avoir été si bien porté par deux professeurs plein d'énergie, Dominique Depaule, déjà cité et Nathalie Dufaux, qui en a assuré la gestion.
Si vous me lisez de Bucarest, ne soyez pas intimidés par la perspective d'aller voir une tragédie classique, et n'hésitez pas à réserver vos places au Teatrul Mic à 19h30 les 11, 12, 13 et 14 mars !
PS: Détail incroyable (je crois que c'est une coïncidence), la répétition générale a eu lieu ce soir, jour de la fête juive de Purim qui ne commémore pas autre chose que... la victoire de Mardochée et Esther contre Haman.
Et hop, par ici pour les photos en couleur avec des vrais gens dessus !
Pour couper court aux questions, les deux garçons qui courtisent nos filles parmi les canaux et les ponts sont les deux jeunes apprentis bergamasques de Giulio et Manuela (profitto di quest'opportunità per salutarvi e ringraziarvi per la vostra visita).
Les deux premières photos sont prises à la fondation Peggy Guggenheim, une collection extraordinaire d'art moderne, que Zoé et Amélie ont adoré ! Ici, vous aurez reconnu une statue de Giaccometti.
Les familles Platon et Locatelli réunies. Il manque Zoé, qui prenait la photo.
Îți urăm pentru 2009 toată bucurie, toată sănătate și toate realizările
pe care ți-le dorești. Un an nou minunat ! La Mulți Ani !
Nous te souhaitons une année 2009 comblée par le bonheur, la santé
et les succès que tu espères. Bonne année !
We wish you a wonderful new year, full of happiness,
good health and success. Have a wonderful 2009 !
新年あけましておめでとうございます。
ご幸せとご健康とお仕事や学校などでの成功の為にお祈りします。
Comme l'a dit notre Président, les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. Raison de plus pour nous souhaiter une excellente année, et nous préparer à nous retrousser les manches pour contribuer à réparer tout ce bazar.
Pour les Platon qui vous parlent, l'année 2008 s'est achevée sur de la tristesse, avec la disparition de notre Mamoune et ses obsèques le lendemain de Noël. Mais ce fut aussi l'occasion de revoir des amis et des cousins longtemps éloignés et de parler, pour une fois, de choses sérieuses.
Puis, après l'annulation d'un séjour ski en Bulgarie faute de temps et de motivation, nous avons fait un réveillon à quatre, tout bête, saumon-pâtes-télé française, illuminé par l'interminable feu d'artifice d'un voisin généreux. Pas de grands débordements, mais au final un moment agréable que les filles auront apprécié (fardées et pomponnées, Zoé en Années Folles et Amélie en American 50s), même si la boum dont elles s'étaient fait un plaisir à l'avance, n'a pas eu lieu.
BONNE ANNEE A TOUS !
Bon, en fait, non, y veut pas.
Apres la signature d'une improbable plate-forme gouvernementale entre les Democrates-Liberaux et les Socio-Democrates, Stolojan s'est dit que, finalement, il n'en est pas. Basescu a donc nomme le president du Parti Democrate-Liberal Emil Boc comme premier ministre.
Vous ne connaissez pas Emil Boc ? Dommage. C'est le maire de Cluj-Napoca. Il a fait des etudes de droit et d'administration publique. La crise n'a qu'a bien se tenir. Basescu a dit "je n'ai personne d'autre au Parti Democrate-Liberal qui ait la reputation et l'influence de Stolojan, je n'ai qu'Emil Boc". Si c'est pas une benediction, ca...
Voila, la Roumanie a un nouveau Premier Ministre. Enfin, nouveau, il faut le dire vite... en 1991-1992, quand d'aucuns étaient coopérants à Bucarest, il l'était déjà.
Il est plutôt connu pour être honnête et compétent, mais la façon dont il avait jeté l'éponge dans la campagne présidentielle de 2004, en raison apparemment d'un gros coup de fatigue, en avait laissé plus d'un perplexe sur la solidité de ses nerfs. On verra bien. Mais à la tête d'une coalition des plus gros filous du pays, représentant deux partis que tout oppose sauf leur haine commune du parti centriste National-Libéral, il sera attendu au tournant.